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  • Torino 2006

    2014

    En 1999, six villes sont en compétition pour accueillir les XXème Jeux olympiques d'hiver : Helsinki (Finlande), Klagenfurt (Autriche), Poprad-Tatry (Slovaquie), Sion (Suisse), Turin (Italie) et Zakopane (Pologne). Lors du vote final, seules Turin et Sion sont encore en lice. Le dossier suisse est de loin le favori, et la surprise est totale lorsque la capitale du Piémont remporte les JO. Au lendemain de la victoire, le journal italien La Stampa titre : « Le CIO récompense le système d'une grande ville qui réunit sport et montagne ».

    Mais ce « système » a une particularité. Car la majorité des compétitions des JO de Turin n'a pas eu lieu à Turin même, mais à 80 km de là, dans les vallées de Suse et de Chisone, où il a fallu aménager tout un territoire. À l'époque, des organisations environnementales ont préconisé de construire des installations provisoires, moins coûteuses et plus écologiques. Mais la solution n'a pas été retenue par les organisateurs italiens. Et le paysage alpin s'est transformé pour accueillir des géants d'acier, la piste de bobsleigh de Cesana et le stade de saut à ski de Pragelato en vedettes.

    Dans ces vallées, l'engouement suscité par les Jeux est aujourd'hui un lointain souvenir. L'euphorie n'est plus là. Les infrastructures sont fermées ou laissées à l'abandon, et les habitants de la région dénoncent un legs olympique trop lourd à porter. Les causes évoquées sont toujours les mêmes : le manque d'argent et le défaut de personnel qualifié pour gérer et entretenir les sites. Mais un regret plus important encore persiste : l'absence de réelle concertation entre les organisateurs et les populations locales en amont du projet.


    Montagnes